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[DEJEPS] Une nouvelle formation DEJEPS Animation Sociale

à Nantes, dès février 2022


Animateur·rice social·e — qu’entend-on par ce terme ?


Une conception générale de l’animateur de niveau 5 (ex 3)

Le DEJEPS répond des besoins mêlant l’animation d’activités avec une conduite de projet d’animation, à la direction de structures dont la gestion globale des ressources humaines et financières, et à la mise en œuvre de stratégies globales d’organisation. C’est donc un·e animateur·rice qui a les capacités qui les conduisent à organiser et mettre en œuvre des projets sur la durée avec une traduction de ce projet sur plusieurs actions et à coordonner des salariés, des bénévoles et des partenaires sur des projets.

L’animateur·rice soutient et promeut le développement local par et pour les habitants. La spécificité de son intervention réside dans sa capacité à accompagner les publics. Son activité se décline aussi bien en direction des élus et adhérents associatifs qu’en direction des habitants d’un territoire.

L’animation suppose un engagement personnel, une dimension politique et militante parce qu’elle se situe dans le prolongement de l’Éducation Populaire. Toute action éducative mobilise nécessairement une visée politique, portée par un désir de transformation sociale avec une part d’« utopie concrète ».

L’animateur·rice est porteur·se d’un projet de territoire. Iel favorise le lien social en s’appuyant sur des besoins identifiés et en créant des espaces de médiation et de participation. Pour se faire, iel a la capacité d’évaluer les politiques publiques en matière d’éducation, d’urbanisme, de politique sociale. Cette analyse permet ainsi de mieux saisir les enjeux à l’œuvre sur le territoire afin de les rendre accessibles à ses habitants.

L’animateur·rice est un·e accompagnateur·rice culturel·le. Cet accompagnement culturel souhaite aller au-delà de la promotion de « consommateurs éclairés. » Il s’appuie sur l’agir, sur l’émotionnel, sur les pratiques d’expressions pour qu’il s’établisse une véritable rencontre entre les personnes et les différentes formes artistiques et culturelles.



Définition de l’animation sociale pour les CEMEA

L’animation sociale conçue et inscrite dans une logique d’éducation populaire s’adresse à tous sans distinction d’âge, d’origine, de position. Elle a pour finalité de :

  • participer à la transformation des personnes, des groupes et des organisations ;
  • favoriser le développement des liens sociaux ;
  • agir pour l’autonomie des personnes et des groupes ;
  • soutenir la transformation des dynamiques des territoires ;
  • contribuer au développement du bénévolat, de la vie associative, de l’engagement citoyen ;
  • aider les personnes et les groupes à interroger leurs références, leurs habitudes, leurs représentations.

L’animateur·rice social·e agit essentiellement en proposant des situations permettant à des personnes et à des groupes de vivre des temps d’activités, des projets qui font sens pour eux. Le plus souvent, dans une démarche collective de projet, l’animation met en jeu l’appropriation culturelle, les possibilités du vivre ensemble et ce que nous appellerons la citoyenneté ou l’émancipation collective. En référence à l’éducation populaire, il s’agit d’une intervention permettant de comprendre et d’agir sur son environnement afin de le transformer et de contribuer au développement des individus et des groupes.

À l’inverse, le travail social ne s’adresse pas à tous. Il doit accompagner des personnes qui connaissent un mal-être, une souffrance, nécessitant un soutien, un étayage, de durée variable, pour maintenir ou rétablir leur inscription dans la société.

Le travail social et l’animation ne s’inscrivent donc pas dans les mêmes finalités, « agir ensemble pour se développer et transformer les milieux de vie » et « maintenir ou rétablir une place dans la société » ne se confondent pas. Pour autant, ces deux visées différentes ne sont pas en contradiction. Elles peuvent se croiser, voire se compléter dans des pratiques de terrain. Au fond, pour le travail social, l’animation est une forme d’intervention pertinente et mobilisable, alors que pour l’animation, le champ du social est l’un des lieux possibles d’intervention.

L’animation sociale à est la croisée de ces deux champs professionnels :

  •  de construire du lien entre les différentes institutions, structures, métiers dans une logique territoriale et pluridisciplinaire pour une meilleure prise en charge et une plus grande autonomie des sujets sur le territoire.
  • de prendre en compte les publics en difficultés, en manque d’autonomie dans le cadre d’une prise en charge d’un public plus large.

L’animation sociale s’apparente un peu à ce que l’on appelle le « social-pédagogue » en Allemagne. Il allie ce que l’on a longtemps distingué comme l’animation du travail social. Elle ne fait pas une synthèse, elle ne remet pas en cause l’existence de ces deux métiers, mais elle construit un maillon nécessaire entre ces deux métiers.





Pourquoi les CEMEA Pays de la Loire se lancent sur cette formation ?


Une volonté interne

Les CEMEA mouvement d’éducation nouvelle et populaire est depuis son origine à la croisée de plusieurs champs d’actions :

  • dans l’animation et dans un premier temps autour des centres de vacances en lien entre autres avec la Ligue de l’Enseignement, les PEP et la scoutisme laïque,
  • dans le champ de l’école au regard de l’adhésion de nombreux enseignant·es,
  • dans le champs de la santé avec de premières actions en psychiatrie (formation infirmier psy dès 1949)

Les CEMEA sont constitués de membres actifs qui sont à la fois enseignant·es, animateur·rices, psychologues, éducateur·rices. Cette composition permet de travailler l’interdisciplinarité à l’interne du mouvement. Ce travail nécessaire de transversalité a permis très tôt au sein du mouvement de renforcer l’interconnaissance professionnelle et de travailler les complémentarités et les spécificités. Cela nous a permis de définir collectivement ce que nous nommons en termes de différence entre l’animation sociale et le travail social.

Les CEMEA Pays de la Loire et le travail social en 2021
Une articulation groupe recherche – terrain d’application et formation

Les groupes de réflexion qui sont composés de membres actifs, professionnels du champ concerné, de permanent·es des CEMEA. Ces groupes constituent la vie active de l’association autour les sujets du handicap, de la santé psychique, de l’action sociale et interculturelle. Ils alimentent la réflexion par les regroupements et des liens actifs avec les partenaires politiques et institutionnels concernés.

Des terrains d’application sont le produit de la réflexion des secteurs et se traduisent par la mise en œuvre d’actions engagées sur le terrain.

Ces terrains d’applications aujourd’hui sont nombreux :

  • Au niveau de la parentalité, nous ouvrons un lieu d’accueil d’enfants et de parents (au 104 rue Saint-Jacques à Nantes)
  • Au niveau de la Petite Enfance, nous portons un projet d’ouverture en 2022 ou 2023 d’une crèche du dehors de 40 places. L’objet porte sur une approche du dehors et de la nature tant sur les temps d’activité, comme sur la vie quotidienne jusqu’à la sieste. Elle se construit en partenariat avec la ville de Nantes et la CAF 44.
  • Au niveau des publics « exilés », nous organisons la gestion d’un accueil de jours de jeunes migrants nommé TAMO. Nous continuons aussi notre projet avec des publics Roms de bidonville appelé Tinesol. La perspective de création d’un centre social itinérant sur les bidonvilles de l’agglomération nantaise est envisagée.
  • Au niveau du numérique, les CEMEA sont membres fondateurs de la Maison du Libre. Elle œuvre à Nantes contre la fracture numérique. Par exemple, elle a permis de livrer 800 ordinateurs avec un accompagnement sur ses usages dans les quartiers politiques de la Ville.
  • L’ouverture de terrains d’aventures est organisée à Anger, Cholet, Nantes, Saint-Sébastien-sur-Erdre, Saint-Herblain, Orvault et Saint-Nazaire. Ces huit terrains d’aventures prévus sur l’été 2021 se construisent majoritairement dans les quartiers politiques de la ville en visant les familles et enfants n’utilisant pas les lieux d’accueils de loisirs.
  • Une action – recherche s’interroge sur l’accès au droit et des publics fragilisés : « la clé d’accès à mes droits »
  • Un jardin partagé a été réalisé au Mans.
  • Le projet « Territoire zéro chômeur » a été lancé avec la Ville de Nantes sur le quartier du Clos Torreau et est piloté par les CEMEA.
  • Nous accompagnons également des groupes d’auto-représentation tels que « Nous Aussi », ou encore sur des actions et projets avec les GEM (accompagnement, parrainage du Nouveau Cap).

Ces différents terrains nous permettent d’appliquer nos principes, de nous confronter collectivement à une réalité, au-delà des différentes expériences professionnelles des formateur·rices et des membres actifs.

Des Formations

Petite Enfance et parentalité
– Formations des Assistant·es maternel·les en continu et obligatoire dans le cadre de l’agrément — avec le Conseil Départemental 44,
– Formations LAEP avec les CAF 44, 53 et 72
– Formations des professionnel·les de multi-accueils (observation, aménagement, motricité libre…)

Handicap
Auto-représentation, auto-détermination, projet de vie, vie sexuelle et affective
Notre dernière formation en cours sur l’auto-détermination forme 500 professionnel·les de l’Adapei 44. D’autres sont encore en cours : 2 jours sur la médiation, l’activité avec l’ensemble des GEM de Loire-Atlantique (professionnel·es et adhérent·es)

Psychiatrie
Autour de la médiation et la psychothérapie institutionnelle dans le cadre de la formation continue ou un intra (Hopital de Daumézon — Bouguenais, CHS de Blain, Hôpital de Landerneau…)

Actions sociales
Plusieurs formations et projets de formations en cours :
– sur la psychothérapie institutionnelle avec l’Étape
– sur un projet de titre sur accès social des espaces numériques (avec Unaforis)



Une opportunité — un besoin des publics

Nous proposons cette formation par ce que nous avons identifié avec des employeurs plusieurs niveaux d’opportunités.

Les personnes âgées

La formation est aussi une réponse à un besoin identifié sur le territoire avec notamment la Fédération des Centres Sociaux des Pays de la Loire. Après trois ans de recherches portées par l’UR de la FD des Centres Sociaux et en partenariat avec l’Université de Nantes, Angers, la Carsat Pays de la Loire, l’AGER La Mondiale, celle-ci a abouti à plusieurs conclusions.
https://paysdelaloire.centres-socia...

En matière de formation, plusieurs axes ont été identifiés :

  • Une meilleure prise en compte des publics dans l’accueil et dans l’accompagnement,
  • Une meilleure connaissance des publics : meilleure compréhension des trajectoires de vie et des parcours spécifiques liés à l’âge,
  • Avoir une meilleure connaissance des acteurs pour une intervention plus cohérente et complémentaire,

Au niveau des centres sociaux, plusieurs besoins ont été visibles. La formation, de fait, peut être l’un des leviers permettant d’y répondre en repensant :

  • le projet au regard des besoins spécifiques du public : aménagement, actions proposées, participation sociale, prévention,
  • l’intergénérationnel où il doit être spontané,
  • le territoire, le partenariat pour favoriser une vie autonome sur le territoire.

De cette étude découlent une opportunité et un besoin régional, notamment au niveau des centres sociaux. Par exemple, la nécessité de construire des postes spécifiques (en négociation sur leur financement avec les CAF — CNAF et la Carsat) ou de former les professionnels actuels dans le cadre de l’animation globale ou de l’animation adulte.

C’est en ce sens que nous souhaitons ouvrir cette formation. Certes, elle est généraliste, mais elle répond aussi un besoin important et urgent pour notre principal partenaire sur les formations qualifiantes : la fédération des centres sociaux.


Sur les publics migrants, exilés

Différentes structures d’accueil d’hébergements (St Benoit Labre, Aurore, PEP, Etape) reconnaissent être structurées pour le suivi éducatif, psychique, mais manquent de compétences sur l’animation de la vie sociale des structures d’accueil dans les espaces d’hébergement. Ces manques ont des conséquences sur les publics, sur l’ambiance et la relation dans les lieux d’accueil.
Ces quatre structures reconnaissent donc le besoin de professionnels agissant sur le champ de la vie sociale et avec des compétences suffisantes pour faire des propositions dans le cadre :

  • d’une intervention pluri-disciplinaires et pluri-professionnels
  • d’un contexte complexe au regard des situations individuelles et collectives
  • dans le cadre d’un contexte réglementaire complexe et flottant

Sur les publics isolés, précaires que l’on nomme parfois « invisibles »
Le terme est de plus en plus utilisé et démontre les besoins d’évolutions des pratiques professionnelles. En réalité, ces publics existants sont connus, mais la majorité sort de nos « radars » et les rend ainsi « invisibles. »

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