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Où est Steeve ?

Pour le droit à la fête !

Dans la nuit de la fête de la musique, à Nantes, la police a réprimé une teuf en utilisant des gaz lacrymogènes, LBD, grenades de désencerclement et des chiens avant de charger les participant.e.s en bord de Loire. Cette opération de police a fait de nombreux.ses blessé.e.s, plus d’une dizaine de personnes sont tombées dans la Loire et un jeune homme, Steve, est porté disparu depuis. 

Nous souhaitons exprimer tout notre soutien aux victimes de ces violences policières et à leurs proches. Ce qui s’est passé cette nuit là n’est pas un événement isolé. Depuis 2005 en France, on connaît une amplification du phénomène et on dénombre plus de 10 personnes tuées et un nombre incalculable de blessé.e.s par la police ou les conséquences de son action.

Les habitants des quartiers populaires et les personnes racisées en sont les premières victimes. Nous nous souvenons de Zyed, Bouna, Babacar... la liste est longue. La jeunesse fait également les frais du harcèlement et des violences de la police. Des jeunes manifestent, bloquent leurs lycées et ne reçoivent comme réponse que matraques, LBD et lacrymogènes.

De même les teufs sont empêchées, le matériel y est saisi, des interpellations y ont lieu et souvent la police ferme les yeux ou participe aux expéditions violentes de riverains mécontents contre les participant.e.s. 

Plus personne à Nantes et plus largement en France ne s’étonne de l’usage massif du gaz lacrymogène ni du fait que des grenades de désencerclement soient lancées dans la foule ou de la nécessité d’équipe de Street Médic (équipe médicale organisée pour des manifestations, mouvements...). À la fin d’une manifestation on compte les blessé.e.s et on espère que les conséquences ne seront pas trop lourdes pour eux.elles. Combien de personnes blessées, de mutilées, de disparues, de mortes faudra-t-il encore pour nous voir réagir ? 

Que penser d’une société qui a si peur de ces enfants qu’elle en réprime les mouvements de contestation et même les soirées festives ?

En tant que mouvement d éducation populaire, d éducation nouvelle et de jeunesse, les CEMEA Pays de la Loire défendent un monde où danser, marcher dans la rue de son quartier, manifester, traîner le soir, poser du son ou se rassembler ne peuvent conduire à être mutilé.e.s, placé.e.s en garde à vue puis en procès, tué.e.s, finir en prison, ... Les espaces de fête, de contre-pouvoir, d’expression, de revendication, sont autant d’espaces d’éducation populaire et il est urgent de défendre leur existence !

Les CEMEA Pays de la Loire

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