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Édito Newsletter Avril

Une année 2020 qui sera difficile à qualifier, tellement le choc est d’une brutalité inattendue

Une violence pour les personnes. Nous sommes tous et toutes confronté-es à des angoisses : des angoisses de mort, de non maîtrise. Nous avons tous et toutes des peurs, pas toujours les mêmes : peur d’utiliser les transports en commun, peur de toucher les poignées d’un immeuble, d’échanger sans masque à deux mètres. Peur aussi d’une politique de contrôle hygiéniste qui pourrait virer à l’obsessionnel. Peur quand on place son seul espoir dans la recherche d’un vaccin alors que cela fait tout de même 30 ans que l’on ne trouve pas celui qui concerne le SIDA ! Tiraillé-e entre le besoin de sécurité et l’obsessionnel du sanitaire. Peur de l’après non maîtrisé. Pas sûr que cette crise nous permette d’aller vers un monde meilleur.

Une violence pour le secteur économique et plus globalement la vie sociale. L’éducation populaire a été confinée, sauf pour répondre aux besoins de garde des premières lignes de fond (enfants de personnels de santé). Quand on ouvrait de nouveaux les industries (Chantier de l’Atlantique, Airbus …), l’agriculture (cueillettes, récoltes), les grandes surfaces, l’éducation populaire a dû rester confinée, sans même trop réfléchir à des possibles permettant d’allier sécurité physique et maintien d’un lien social qui ne peut pas se vivre que par numérique.

Le confinement organisé comme il est, a conduit à une erreur importante : celle de répondre à un besoin légitime de réduire la vitesse d’une pandémie loin d’être terminée, mais d’oublier la question de la santé mentale et psychique : « Nous comprenons le souci de sécurité physique, mais nous ne pouvons pas le dissocier de la santé mentale et d’une forme de « santé sociale ». Le bien être physique, affectif, psychique, social sont liés. Mais nous ne devons pas réduire le système de santé, à sa dimension de “soin du corps” et nous devons l’articuler avec le soin du psychique et du mental. » (extrait d’un texte des CEMEA PDLL). Or il est nécessaire de traiter les deux sans les hiérarchiser. Et au moment où l’on parle de dé-confinement, il est nécessaire de mettre l’éducation populaire au cœur des territoires ? Notre action va et doit être déterminante. L’été approche à grands pas et représente un enjeu majeur, car les inégalités, le non départ en vacances va être encore plus criant, les inégalités encore plus frappantes et les impacts et conséquences encore inconnus.

Dans ce contexte cette 2ᵉ newsletter régionale du Covid 19 a pour objectif :

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